Les grands oiseaux qui remontent la plaine
N’ont pas largué de nouvelles de toi
Et je me demande où je vais trouver la laine
Pour traverser l’hiver sans toi
Ici les temps sont difficiles
Le blé n’a rien donné, septembre est si froid
Demain j’irai jusqu’à la ville
Pour ramener je sais plus quoi

C’est quoi le secret de ton île ?
C’est quoi le prénom du bateau ?
Comment on fait encore pour nager sur le dos ?
Y a plus que les morceaux du silence
Et puis le cimetière des cargos
Quand j’y pense
J’irai dormir là-bas
Si t’es pas là

J’ai toujours pas lavé ma chemise
Pas payé mon eau et pas réparé le toit
Même oublié de cueillir les cerises
Tant mieux pour les moineaux
Je les gardais pour toi
Je vois plus jamais tout au bout de la plaine
Que des palais trop beaux
Ou des soleils trop bas
J’entends jamais au fond de mes semaines
Que le bruit des chevaux
Des caravanes où t’es pas

C’est quoi le secret de ton île ?
C’est quoi le prénom du bateau ?
Comment on fait encore pour nager sur le dos ?
Y a plus que les morceaux du silence
Et puis le cimetière des cargos
Quand j’y pense
Je veux dormir là-bas
Si t’es pas là